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Étude exclusive OpinionWay pour SEO.fr – Moteurs de recherche et outils d’IA

Durée de lecture : environ 13 minutes

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Les chiffres clés de l’étude

L’étude met en évidence plusieurs signaux forts sur les usages de recherche en France.

  • 59 % des Français utilisent déjà l’intelligence artificielle.
  • 98 % des Français utilisent encore un moteur de recherche.
  • 54 % des Français utilisent ChatGPT.
  • 94 % des Français connaissent ChatGPT.
  • 79 % des moins de 35 ans utilisent ChatGPT.
  • 68 % des CSP+ utilisent ChatGPT.
  • 40 % des Français utilisent souvent ou occasionnellement l’IA pour leurs recherches sur Internet.
  • 94 % utilisent souvent ou occasionnellement les moteurs de recherche.

Ces chiffres dessinent une réalité nuancée. Les moteurs de recherche restent dominants. L’IA progresse très vite. Les usages ne s’annulent pas : ils se superposent.

La recherche a-t-elle déjà changé ?

Depuis l’émergence massive des IA génératives, j’entends beaucoup de choses dans les milieux du SEO et du digital. L’IA va tuer Google. Le SEO est mort. Il faut tout miser sur ChatGPT. Perplexity va tout changer.

Et j’ai aussi observé quelque chose de troublant. Lors d’un webinaire que j’animais, j’ai posé une question simple à la trentaine de professionnels présents : quelle IA utilisez-vous ? Claude a été citée en premier, par 60 % des participants. ChatGPT n’arrivait qu’en troisième position.

Le problème, c’est que ces 30 personnes ne sont pas représentatives de la population française. Ce sont des SEO, des marketeux, des professionnels du digital. Ils vivent dans une bulle. Et cette bulle crée un biais cognitif : on a l’impression que ce qu’on observe dans son propre environnement reflète la réalité du marché.

C’est exactement pour sortir de ce biais que j’ai mandaté OpinionWay pour réaliser cette étude.

OpinionWay, c’est un des instituts de sondage les plus sérieux en France, adossé au groupe Les Échos, avec des processus rigoureux certifiés ISO 20252. Ce n’est pas un sondage Twitter ou un questionnaire Google Forms. C’est une étude représentative, avec une méthodologie éprouvée, des quotas précis et une base de 1 013 répondants.

J’ai voulu avoir la vraie réponse à une question simple : comment les Français cherchent-ils vraiment sur internet en 2026 ?
Mikael Priol

J’ai présenté les résultats lors d’une conférence le 20 mars 2026. Voici ce que l’on a découvert.

Découvrez les résultats complets de notre étude exclusive OpinionWay.

La méthodologie de l’étude

L’étude a été réalisée par OpinionWay pour SEO.fr du 20 au 25 février 2026, auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus — soit 1 013 répondants.

L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, en tenant compte du sexe, de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle, de la taille d’agglomération et de la région de résidence. Les interviews ont été menées par questionnaire auto-administré en ligne (système CAWI).

Quelques repères sur le profil de l’échantillon :

  • Âge moyen : 50 ans
  • Un peu plus de femmes que d’hommes (reflet de la population française)
  • 25 % de jeunes (moins de 35 ans)
  • 42 % d’inactifs (retraités, étudiants, chômeurs)
  • Autant de CSP+ que de CSP–
  • 81 % habitent en province, dont 30 % dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants

On a posé trois grandes questions :

  • À quelle fréquence les Français utilisent-ils les différents outils de recherche (moteurs, marketplaces, réseaux sociaux, IA) ?
  • Quels outils d’IA connaissent-ils et utilisent-ils ?
  • Pour quels usages les Français recourent-ils aux outils d’IA ?

Toute publication de ces chiffres doit mentionner la source complète — « Sondage OpinionWay pour SEO.fr ». Certains chiffres ne peuvent pas être utilisés isolément car ils ne sont pas statistiquement significatifs. C’est ce qui distingue une vraie étude d’une intuition habillée en statistique.

Ce que l’étude révèle : cinq grandes conclusions

1. Les moteurs de recherche restent ultra-dominants

Première conclusion, et elle est importante : non, le SEO n’est pas mort.

98 % des Français utilisent encore un moteur de recherche. En fréquence d’usage, 94 % déclarent les utiliser souvent ou occasionnellement pour leurs recherches sur internet.

Ce chiffre est essentiel pour calibrer les débats. L’émergence de l’IA ne correspond pas, à ce stade, à un abandon massif de Google. Les Français continuent à utiliser les moteurs de recherche pour chercher des informations, comparer des offres, accéder à des sites, vérifier des sources ou finaliser une décision.

Et les jeunes ? Même chez les moins de 35 ans — la cible la plus avancée sur l’IA — 93 % utilisent encore les moteurs de recherche. Ce n’est pas un transfert. C’est une addition.

Ce que l’étude montre, c’est que les Français n’ont pas remplacé Google par ChatGPT. Ils utilisent les deux. Les parcours deviennent plus fragmentés, plus multi-interfaces, mais les fondamentaux du SEO restent pleinement pertinents.

2. L’adoption de l’IA est déjà massive

Deuxième conclusion : 59 % des Français utilisent déjà l’intelligence artificielle.

Quand on a commencé à se pencher sur ce sujet, j’entendais parfois que l’IA représentait 1 % de clic, que c’était marginal. Les chiffres disent autre chose.

40 % des Français utilisent souvent ou occasionnellement des outils d’IA pour leurs recherches sur internet. Ce n’est plus une simple expérimentation. C’est un réflexe en train de s’installer.

Pour situer la vitesse d’adoption dans son contexte : les smartphones ont mis 5 ans pour se généraliser, Internet 3 ans. L’IA conversationnelle est passée de 20 à 48 % d’utilisateurs en 2 ans. Notre étude la situe à 59 % aujourd’hui.

En prolongeant la courbe de diffusion, on atteindrait 80 % de la population française utilisant l’IA dans environ un an et demi. Il est urgent de commencer à collaborer avec une agence GEO.

3. ChatGPT domine largement le marché

Troisième conclusion : dans l’univers des IA, un outil s’impose très clairement.

54 % des Français utilisent ChatGPT. 94 % le connaissent.

Ce niveau de notoriété fait de ChatGPT une marque grand public, au même titre que Google. Voici la comparaison entre ChatGPT et les autres outils :

OutilUtilisateursConnaisseurs
ChatGPT54 %94 %
Gemini33 %81 %
Copilot17 %55 %
Le Chat (Mistral)13 %38 %
Perplexity7 %22 %
Claude6 %26 %
DeepSeek5 %23 %

Le GEO doit d’abord se jouer sur ChatGPT. Pas parce que c’est techniquement supérieur, mais parce que c’est là que se trouve le grand public. Dans le webinaire de professionnels évoqué en introduction, 60 % utilisaient Claude. Dans la population française, 6 % l’utilisent. Ce biais cognitif, s’il oriente une stratégie GEO, peut conduire à travailler sa visibilité là où les utilisateurs ne sont pas.

Cela ne signifie pas que Gemini, Perplexity ou Claude sont à ignorer. Ils ont des usages plus segmentés, souvent plus experts ou professionnels. Mais pour une stratégie grand public, ChatGPT est aujourd’hui la priorité absolue, suivi de Gemini.

4. Une adoption portée par les jeunes, les CSP+ et les familles

L’adoption de l’IA n’est pas homogène. Trois profils se distinguent nettement.

Les moins de 35 ans : 79 % utilisent ChatGPT. Chez les 18-24 ans, on atteint environ 90 %. Ces jeunes n’ont pas abandonné Google — 93 % utilisent encore les moteurs de recherche. Mais ils ont intégré l’IA comme un outil supplémentaire dans leur parcours. En moyenne, les jeunes utilisateurs d’IA mobilisent 2,5 outils différents. Les étudiants en utilisent jusqu’à 2,7.

Les CSP+ : 68 % utilisent ChatGPT. 73 % des cadres y ont déjà recours. Ces profils ont des usages souvent plus fréquents et plus avancés : rédaction, synthèse, analyse, optimisation de tâches professionnelles. Pour les marques positionnées sur des marchés premium, B2B, conseil, finance ou services, la visibilité GEO est déjà un enjeu concret.

Les familles avec enfants : les personnes ayant un ou deux enfants de moins de 18 ans dans le foyer présentent une adoption plus forte. L’IA entre dans le quotidien par les usages scolaires, les recherches pratiques, les comparaisons de produits ou l’organisation familiale. Quand un outil s’installe dans le foyer, il change durablement les réflexes de recherche.

La géographie joue aussi un rôle. Les IA plus confidentielles (Claude, Perplexity, Mistral) se concentrent davantage en Île-de-France. ChatGPT et Gemini, eux, sont répartis de façon homogène sur l’ensemble du territoire — comme c’est le cas pour les moteurs de recherche.

5. Deux grands types d’usages : rechercher et se faire assister

Quels sont les principaux usages des outils d’IA en France ?

  • Faire des recherches (produits, services, lieux, avis) : 21 % des Français citent cet usage en priorité
  • Discuter pour résoudre un problème ou trouver des solutions : 17 %
  • Rédiger des textes ou des documents : 16 %

On peut regrouper ces usages en deux grandes logiques.

L’IA comme moteur de recherche : l’utilisateur cherche une information, un produit, un service, un avis, une comparaison. Il pose une question et attend une recommandation ou une réponse structurée. Ces requêtes conversationnelles, contextualisées, sont souvent plus proches d’une intention réelle que de simples mots-clés génériques.

L’IA comme assistant : l’utilisateur veut être aidé dans une tâche — rédiger, synthétiser, traduire, corriger, analyser, générer des idées ou optimiser son travail. La marque doit ici être suffisamment connue et légitime pour être mobilisée dans un raisonnement généré par l’IA.

Un point qui m’a surpris lors de l’analyse : les utilisateurs intensifs de l’IA ne sont pas forcément ceux qui l’utilisent le plus comme moteur de recherche. Ce sont davantage les utilisateurs occasionnels qui y recourent pour chercher une information ponctuelle (près de 40 % d’entre eux). Cette nuance est stratégique pour le GEO : ce n’est pas seulement le power user qu’il faut cibler, c’est aussi l’utilisateur ordinaire qui, face à une question concrète, va ouvrir ChatGPT à la place de Google.

SEO et GEO : complémentarité, pas opposition

L’étude est claire : le GEO ne remplace pas le SEO.

Les moteurs de recherche restent omniprésents. Les fondamentaux ne changent pas : qualité du contenu, expertise, autorité, structure, sémantique, performance technique, maillage, popularité. Ce qui change, c’est que ces fondamentaux ne suffisent plus à couvrir l’ensemble du parcours de recherche.

Un utilisateur peut aujourd’hui commencer sa recherche dans ChatGPT, poursuivre dans Google, consulter des avis sur une marketplace, regarder une vidéo YouTube, puis atterrir directement sur le site d’une marque. Dans ce parcours hybride, l’IA peut avoir influencé la décision sans que la conversion soit jamais attribuée à ce canal dans les outils de mesure classiques.

C’est d’ailleurs une situation évoquée avec les équipes d’OpinionWay : une de leurs clientes avait été trouvée via ChatGPT, mais l’IA mentionnait qu’elle était chère. Pour une marque de vêtements de luxe, c’était peut-être sans conséquence. Pour d’autres, c’est un problème réel — et invisible dans Google Analytics.

La mesure de performance doit évoluer. Le SEO nous a habitués à tout mesurer : impressions, positions, clics, sessions, conversions. Le GEO est plus difficile à mesurer. Les IA ne transmettent pas toujours de clics. Elles peuvent citer une marque sans générer de visite immédiate. Les indicateurs doivent évoluer : présence dans les réponses IA, part de citation, qualité des recommandations, cohérence des informations reprises, retours qualitatifs des prospects.

Le GEO rapproche ainsi le SEO d’enjeux de notoriété, d’autorité et de réputation.

Ce que les marques doivent faire

Prioriser ChatGPT, puis Gemini

Pour une marque qui vise le grand public en France, la priorité GEO est claire : ChatGPT d’abord, Gemini ensuite. Les efforts doivent suivre les usages réels, pas les préférences internes des équipes.

Produire des contenus que les IA peuvent comprendre et reprendre

Le GEO impose de créer des contenus structurés, factuels, explicites et suffisamment riches pour répondre à des questions précises. Les IA doivent pouvoir identifier clairement qui est la marque, ce qu’elle fait, à qui elle s’adresse, ce qui la différencie, quelles preuves soutiennent son expertise.

Les études, baromètres, guides experts, FAQ, comparatifs, définitions et cas clients deviennent des actifs stratégiques. Un bon contenu GEO n’est pas seulement un contenu qui se positionne dans Google. C’est un contenu qui peut devenir une source utile dans une réponse générée.

Travailler son autorité dans l’écosystème

Le GEO ne se joue pas uniquement sur son propre site. Les IA s’appuient sur un écosystème d’informations : articles, médias spécialisés, sites thématiques, bases de connaissance, avis, contenus tiers. C’est ce que l’on appelle chez SEO.fr les stratégies d’ensemencement — publier des contenus sur des dizaines de milliers de sites thématiques pour créer des signaux cohérents autour d’une marque ou d’une expertise.

Plus une marque est présente dans des sources fiables, contextualisées et cohérentes, plus elle a de chances d’être comprise, citée et recommandée par les IA.

Conclusion : la recherche a déjà changé, mais elle n’a pas basculé

La réponse à la question posée en ouverture est oui — la recherche a déjà changé.

Mais ce changement n’est pas une substitution brutale. Les Français n’ont pas abandonné Google pour passer intégralement aux IA. Ils ajoutent l’IA à leurs habitudes existantes. Ils naviguent entre moteurs de recherche, réseaux sociaux, marketplaces, plateformes vidéo et outils conversationnels selon leurs besoins, leur âge et leur contexte.

Pour les marques, l’enjeu est double :

  • Continuer à investir dans le SEO, car les moteurs de recherche restent dominants.
  • Entrer dans l’ère du GEO, car les IA deviennent des intermédiaires de recherche, de recommandation et de décision — avec des usages déjà massifs et une croissance rapide.

La visibilité digitale ne se joue plus uniquement dans les positions Google. Elle se joue aussi dans les réponses générées. Les marques qui anticipent ce changement pourront être citées, comprises et recommandées dans les nouveaux parcours de recherche. Les autres risquent de découvrir trop tard que leurs prospects les cherchaient déjà ailleurs.

La conférence en vidéo

Étude nationale exclusive réalisée par OpinionWay pour SEO.fr.

Sondage mené du 20 au 25 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 013 Français âgés de 18 ans et plus.

Toute reprise de ces données doit mentionner la source complète : « Sondage OpinionWay pour SEO.fr ».

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