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Black Hat SEO : Que faut-il savoir ?

20 avril 2018
Victor

La tentation de céder aux sirènes du Black Hat SEO est parfois grande pour des cybermarchands et des référenceurs qui poursuivent des objectifs ambitieux. Si les résultats peuvent être au rendez-vous – tout au moins de manière ponctuelle – adopter ce type de stratégie n’est pas sans risque. Découvrez ce concept, ses méthodes, ses avantages ainsi que les dangers qu’il implique.

Un chapeau noir pour le Black Hat SEO en opposition avec le White Hat SEO

Le concept de Black Hat SEO

consignes édictées par Google, moteur responsable de l’essentiel du trafic web organique en Europe, sont à l’origine de cette expression. Les webmarketeurs qui tendent à respecter parfaitement ces fameuses “Guidelines” sont considérés comme des professionnels au chapeau blanc (White Hat), des exemples à qui on oppose les personnes qui s’affranchissent des règles et partagent entre elles un point commun : leur objectif est avant tout de plaire aux moteurs afin de voir les pages de leur site grimper dans le classement. Un tutoriel exhaustif, présentant un contenu unique, partagé naturellement sur les réseaux sociaux et sur des forums, est l’illustration d’un travail White Hat généralement valorisé par le moteur. A l’inverse, un sujet bâclé, qui ne répond que de manière partielle à la problématique d’un internaute et qui n’a été créé que pour générer un backlink vers un autre site, c’est la démarche typique que déplore et pénalise Google. Ceci étant, il existe une multitude de situations qui ne correspondent pas à ces deux cadres. Citons par exemple un chargement de pages trop long lié à l’absence de mise en cache ou à l’acquisition de nombreux liens jamais optimisés qui ne risquent pas de pénaliser le site vers lesquels ils pointent mais n’amélioreront pas non plus sa popularité. Par ailleurs, il est évident de stigmatiser une technique qui ne présente aucun intérêt en tant que tel pour un internaute, à l’instar des pages faiblement qualitatives d’un réseau de blog. Or, si elle permet à une boutique en ligne attractive de dépasser un site e-commerce qui était avant tout en tête des résultats grâce à un netlinking agressif, faut-il s’en émouvoir ? La fin justifie les moyens…se disent probablement certains webmasters.

Black Hat SEO : les méthodes et leurs avantages

Le contenu

La publication de textes visant seulement à améliorer le positionnement d’un site est l’une des actions plébiscitées par les partisans du Black Hat SEO. Il s’agit par exemple de contenus spinnés qui se ressemblent sensiblement entre eux et n’apportent pas de valeur ajoutée puisqu’une seule version permet en général de répondre à la requête émise par l’utilisateur d’un moteur de recherche. La création d’un réseau de sites alimenté par des Splog associe des textes de qualité médiocre au netlinking qui n’a pas de réel intérêt pour l’internaute. Le bourrage de mots-clés et la duplication de contenus (susceptible d’être recopiés sur un autre site) font partie des techniques faciles à mettre en oeuvre. La première n’a plus aucun impact, la seconde peut fonctionner dans certains cas comme nous l’évoquerons par la suite. La multiplication des tags sur un CMS comme WordPress s’apparente aussi à une action SEO Black Hat dans le sens où les pages créées automatiquement n’apportent en général pas grand chose puisqu’elles compilent des extraits d’articles.

Les paramètres techniques

Pour tenter de duper les moteurs en vue d’améliorer la visibilité organique de son site, des webmasters mettent en oeuvre le cloaking. Il s’agit de présenter pour une seule et même page deux contenus distincts, selon la cible visée. Une première version est révélée aux robots des moteurs de recherche, souvent sur-optimisée et bourrées de mots-clés relatifs à l’activité que l’on pratique, une seconde version est quant à elle proposée aux internautes. L’usage abusif de redirections fait également partie des possibilités techniques sollicitées par des webmasters pour manipuler les résultats de Google et des autres moteurs. Il est notamment possible d’effectuer un transfert de popularité tout en préservant son site principal (celui par lequel on réalise des conversions) avec la redirection 301. Cette démarche requiert l’achat de noms de domaines âgés qui bénéficient déjà de liens entrants de qualité.

Les liens

Du néophyte à l’autodidacte passionné en passant par le développeur créatif : l’acquisition de liens dans le but d’augmenter artificiellement la popularité d’un site intéresse des publics très différents. Si l’obtention de backlinks sur des blogs déjà fort sollicités par le spam ne contribue pas à améliorer le positionnement, la découverte de “spots” (de lieux) où poser un lien contextualisé sur une adresse dont les Metrics se distinguent positivement (Trust flow notamment) peut radicalement impacter la visibilité sur les moteurs. Quand bien même le backlink en question – se trouvant par exemple sur un forum ou un réseau social à forte notoriété (telle qu’une extension .gov) – ne sert en fin de compte qu’à générer de la popularité et constitue en cela une action Black Hat. Pour identifier les endroits avantageux,  les adeptes de cette pratique se servent par exemple d’un outil tel que Scrapebox.  Même sans ce logiciel, l’utilisation d’empreintes donne l’opportunité de trouver des sites d’accueil de vos futurs liens. Pour repérer des blogs acceptant des commentaires, on distingue notamment cette commande :

intext: »Site web » AND intext: »Laisser un commentaire Annuler la réponse » « mot-clé ou expression visée »

Interface du logiciel de scraping Scrapbox

Negative SEO et techniques avancées

Nous aurions pu en faire uniquement une sous-partie du paragraphe précédent. Mais nous tenions à donner davantage d’importance au Negative SEO qui se nourrit assurément du concept qui fait l’objet de cet article. Souvent nommé le NSEO, il consiste à réaliser des actions dans le but de faire du tort au référencement naturel d’un concurrent. Mécaniquement, on peut gagner des positions et même accroître directement sa visibilité avec l’une des techniques avancées que nous allons évoquer. Le “Link poisoning” a déjà affecté de nombreuses plateformes et sera sans doute encore responsable de bouleversements dans les SERP à l’avenir. Il n’est guère inutile de créer des milliers de liens toxiques pour conférer à un site concurrent une image négative auprès de Google, ce dernier ayant déjà assimilé cette méthode et ne pénalise pas la plateforme qui subit l’attaque. En revanche, il est plutôt évident de commettre des dégâts considérables en augmentant la popularité du concurrent “ciblé” avec des milliers de liens de qualité, puis en les faisant disparaître brutalement. Autre technique peu recommandable : voler du contenu bien positionné chez un concurrent et s’en attribuer la paternité en tirant profit des balises canoniques. Saviez vous aussi qu’il demeurait possible d’injecter dans des blogs ou des boutiques à la sécurité défaillante une balise Meta NoIndex provoquant la désindexation des contenus ? Parmi les autres approches susceptibles d’être utilisées, on compte une forme de délation tout à fait légale qui consiste à identifier sur un site internet des contenus sous licence (thème wordpress et images par exemple) qui ont été piratés et à alerter leurs créateurs. Sans les recommander, nous incitons à vous renseigner sur tous ces procédés dans le but de vous prémunir d’éventuelles attaques.

Les risques à devenir Black Hat SEO

Les types de pénalités

Comme il est indiqué dans la première partie de notre article, la frontière entre des pratiques tolérées et interdites est fréquemment tenue. De plus, les règles édictées par Google évoluant rapidement, des actions qui n’étaient pas répréhensibles pendant une décennie peuvent soudainement être pénalisées. Au plus on embrasse l’approche d’un Black Hat SEO, au plus on court le risque de voir son site (ou ceux de ses clients) être sanctionnés un jour ou l’autre. On distingue d’une part les pénalités dites automatiques, d’autre part les pénalités manuelles. Les deux filtres Panda et Pingouin permettent selon Google de générer des résultats de recherche plus pertinents et s’apparentent à des pénalités automatiques. Le premier défavorise les adresses qui sont caractérisées par des contenus de faible qualité, le second a quant à lui été intégré à l’algorithme pour lutter contre les profils de liens peu naturels. A ce titre, la création de pages à faible valeur ajoutée, uniquement publiées pour maximiser le nombre de contenus dans l’index, peut être sanctionnée. Difficile aussi de passer sous le radar quand on obtient soudainement de très nombreux liens dont les ancres sont systématiquement suroptimisées, c’est à dire contenant des mots-clés en rapport avec l’activité du site. Les pénalités manuelles infligées par les membres de la Search Quality Team de Google sont quant à elles rapportées dans l’outil Google Search Console.

Quelles sanctions pour les fautifs ?

Votre activité comme celle de vos clients peut être significativement affectée par ces pénalités. Dans le meilleur des cas, il s’agit d’un déclin des pages concernées dans le moteur, on parle alors de déclassement. Si vous convertissez dans une large mesure grâce à quelques requêtes, ce type de sanction peut avoir des conséquences dramatiques sur votre chiffre d’affaires. Vous présentez des contenus dupliqués ? Ils risquent de disparaître purement et simplement des résultats de recherche, c’est une désindexation. La pénalité la plus grave est incarnée par le blacklistage du site web. Une sanction qui n’est pas définitive mais qui requiert souvent des actions particulières pour être de nouveau considéré comme “fréquentable” par le moteur dominant. Si vous redoutez le pire, renseignez la commande sans guillemet “site:votrenomdedomaine.com”, une adresse appartenant à la liste noire n’apparaît pas lors de cette recherche. En adoptant des procédés relatifs au NSEO, vous encourez en outre le risque d’être attaqué par des concurrents. Et si vous avez mis en oeuvre des techniques avancées dont du piratage, des sanctions judiciaires ne sont pas à exclure.

Difficile de vous conseiller d’adopter une démarche en particulier, c’est à vous de juger les risques et de déterminer si le jeu en vaut la peine. Il faut faire preuve d’humilité et avoir à l’esprit qu’une pratique peut tout à fait fonctionner un certain temps et être pénalisée par la suite. Si nous devions vous formuler une recommandation en guise de métaphore, il s’agitait de ne pas disposer tous vos oeufs dans le même panier. Dit autrement, les plateformes dont l’audience ne dépend pas majoritairement des résultats naturels sont assurément celles qui ont l’avenir le plus radieux.

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